Qu'est ce que la réalisation?

Qu’est-ce que la « réalisation » ?

 

Que veut dire être réalisé ? Qu’est-ce que l’acceptation ? Comment y arrive -t-on ?

Comme sait on s’il on est réalisé, qu’est ce qui nous le prouve, nous l’indique ? Devons-nous ressentir des expériences spirituelles intenses, spécifiques et à répétition, ou est-ce finalement d’une infinie simplicité ? Et accepter ? Accepter quoi ? qui ? Pourquoi ?Et enfin comment atteindre ce Graal ?

A priori déjà le mot « expérience » veut dire quelque chose de ponctuel, sporadique, certainement très agréable parfois même spectaculaire…alors on imagine, on croit peut-être que c’est cela « être illuminé ». On prend le risque de tomber dans l’illusion de l’expérience. Il faut bien comprendre qu’une expérience est surtout un baromètre sur le chemin spirituel jusqu’à l’accomplissement final.

D’ailleurs qu’appelons nous l’accomplissement final ?

Etre illuminé c’est avant tout une réalisation en dehors du mental, au niveau transcendantal de la vie. Une prise de conscience de l’existence de l’âme et de son éternité. Lorsque notre conscience s’est éveillée à elle-même, elle accepte son statut d’éternité. Elle voit qu’il n’y a ni fin, ni début. Elle réalise pleinement qu’elle est indestructible, invincible. On ne peut pas détruire ce qui est éternel. La conscience sait que le passé et le futur n’existent pas que seul le présent compte, qui est lui aussi une valeur appelée à disparaitre à un moment donné. La conscience ne connait pas la limitation du temps. L’égo a créé ce cadre pour maintenir son contrôle sur l’évolution de l’esprit.

La conscience consciente d’elle-même témoigne de la vie changeante, celle de la matière. Elle voit l’éphémère. De son éternité non changeante, la conscience observe le théâtre de la vie, son flot incessant simplement, au lieu d’aller à contrecourant du monde changeant, elle accepte cette vérité que le rythme du monde de la matière est totalement illusoire car son sous-jacent est la conscience éternelle. La conscience réalisée peut tout accepter, tout intégrer.

 Accepter veut dire ne jamais dire non à ce que la vie changeante peut offrir. C’est à partir du domaine du non- changeant d’apprécier la valeur intrinsèque du changeant qui lui ne peut exister qu’avec la valeur non changeante et transcendantale de la vie. Accepter c’est voir qu’il n’existe pas de dualité, pas de disharmonie dans le jeu de la création. La conscience de l’unité veut dire que le connaisseur, l’action de connaitre et le connu ne font qu’un. Chacune de nos actions possède en elle-même cette valeur d’unité. Il n’y a pas de séparation. Tout est un avec tout.

Ne jamais dire non ne veut pas dire être dans une forme de faiblesse fataliste. Dire oui à tout ce qui se présente c’est être pleinement conscient du Soi, c’est regarder un évènement, une situation en englobant d’un coup de conscience tout ce qu’une action spécifique signifie. C’est observer le mental qui cherche à maintenir son emprise sur notre petit « moi » en provoquant des sources de conflits à répétition, incitant l’égo à la confrontation permanente qu’elle soit intérieure ou extérieure. Lorsque cela est vu et compris la conscience prévaut annihilant toute aspérité négative.

L’intuition éveillée de la Conscience comprend l’emprise de l’égo face aux imprévus de la vie. Car ce qui génère nos angoisses c’est bien l’imprévu. Nous nous forgeons une vie de résistance et de stress en nous construisant sur un passé révolu et un futur inexistant qui tous les deux nous angoissent. Notre égo entretient subtilement cette peur. Dans le champ transcendantal de la conscience il n’y pas de résistance au développement de l’évolution de la vie. Dans une conscience réalisée la vie devient un flot incessant de satisfactions.

 

Accepter ne veut pas dire ne pas être dans l’action. Accepter c’est au contraire être actif en recyclant positivement et naturellement sans effort tout élément d’imprévu pouvant à priori être contrariant, le mot « contrariant » étant déjà un signe que l’acceptation n’est pas encore totalement intégrée dans la conscience. Il n’y a jamais de contrainte dans la conscience de l’Absolu.

Accepter ce n’est pas une action du mental. Le mental peut nous suggérer d’accepter l’agressivité d’un élément extérieur, tout en maintenant au niveau de la pensée une rancœur et un stress important. Ce n’est pas de l’acceptation, c’est la méthode coué.

L’acceptation c’est être installé dans la conscience transcendantale. C’est diluer l’illusion et la négativité à partir du domaine éternel de la conscience.

Et puis et cela est très important de le comprendre, il y a l’acceptation d’être réalisé. Ne pas en avoir peur. Ne pas repousser l’inéluctable. Lorsque la conscience sait qu’elle est éternelle, consciente de sa valeur transcendantale, qu’elle voit le monde du changeant pour ce qu’il est, une parenthèse à répétition de la vie, la réalisation s’accomplit. Le doute est annihilé.

Tout devient alors compréhensible. Les mécanismes de la constitution de l’univers, la relation du changeant et du non changeant et puis plus prosaïquement la vie au quotidien devient juste une libération de toute contrainte polluante de la conscience. Nous voyons alors que même si la souffrance existe, elle n’est pas inéluctable, ni obligatoire. Le croire ou le faire croire est un abus de confiance de l’égo, une escroquerie, un holdup up de l’ignorance et du mental sur notre conscience.

 Alors la réalisation veut dire s’être intégré dans notre propre éternité. C’est voir que la mort est illusoire. La mort n’existe pas. Il n’y jamais de fin parce qu’il n’y a jamais eu de début. Comprenez cela. Si vous acceptez cette réalité, cette vérité du fonctionnement de la création, vous vous ouvrez les portes de l’infini.

La conscience alors s’étire d’un point vers l’infini et va de l’infini vers ce point. Quel est ce point ? Ce point c’est la conscience individuelle réalisée qui a établi de façon permanente son statut d’omniscience, d’omnipotence. De ce statut elle va et vient entre son existence matérielle et son existence absolue sans en être séparé à aucun moment, sans y être identifié à aucun moment.

Parce qu’elle sait qu’elle éternelle elle n’a plus peur, elle avance sur le chemin de son évolution.

Comprenons bien que l’évolution de la conscience est éternelle, elle ne s’arrête jamais. La conscience s’étend à l’infini.

Au quotidien cela signifie une vie dénuée de stress, vide d’angoisse, pleine d’harmonie. C’est l’amour permanent vécu non pas comme une simple émotion mais comme un état de félicité permanent. Cela ne veut pas dire non plus que le monde s’uniformise. Non cela veut que la diversité du monde est glorifiée dans sa valeur d’unité. Chacun devient réalisé dans sa totalité transcendantale. C’est une vérité très simple à vrai dire. C’est rééduquer notre conscience à avoir conscience d’elle-même.

Il s’agit d’accepter de prendre le temps de se poser. De rester un peu chaque jour en silence. De cultiver ces moments de paix. On peut y arriver en pratiquant la Méditation Transcendantale. Car la Méditation Transcendantale permet d’ouvrir la conscience chaque jour un peu plus Il est même assez déroutant de réaliser que l’évolution spirituelle est principalement basée sur un repos profond du système nerveux. La véritable ascèse est celle de prendre le temps de se reposer profondément. Pas de dormir mais de se reposer l’esprit, le corps dans un silence créateur.

Et puis on devient témoin de son évolution et il n’y a plus jamais ni peine, ni souffrance, ni rancœur, ni frustrations, ni angoisses, ni incertitudes.

 

 

 

 

 

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