mr macron symbolise le désert créatif du monde politique

Voilà que Mr Macron récidive dans ses déclarations provocatrices pour ses amis de Gauche et aussi pour beaucoup de personnes qui sont au chômage et qui peuvent être aussi de droite.

Il est étonnant  de constater dans son interview et d’autres aussi récentes, cette contradiction dans sa volonté de dialogue, de ne surtout pas brusquer la France et les Français, de ne pas accentuer une fracture sociale de plus en plus évident et un discours plus brutal. Comprenne qui pourra.

Il semble quelque peu déconnecté de la réalité d’une partie importante de la population de ce pays. Ce n’est pas réellement une gaffe, car ce qu’il dit, il le pense, c’est tout juste un manque de tact et d’incompréhension face à la jungle politique, qui d’ailleurs lui taille des croupières à gauche et à droite, mais aussi  face aux difficultés de ses concitoyens.

 

Peut-être que le système d’indemnisation de chômeurs est très généreux, trop certains disent, mais encore une fois-là n’est pas la question. La question fondamentale est de libéraliser le marché du travail et ensuite éventuellement de diminuer certains avantages, car ceux-ci i ne seraient plus nécessaires, les français pouvant trouver du travail plus facilement et les entreprises pouvant embaucher avec plus de flexibilité.

 

Mr Macron et Valls, lancent des sondes pour évaluer le degré de résistance de l’opinion et des députés socialistes. Il est clair qu’elle est très forte, non pas contre une idée d’une éventuelle réforme, mais comme pour tout ce que fait ce gouvernement, malheureusement, d’une réforme faites à la va vite sans réflexion, de demi-mesures qui ne vont rien résoudre sinon accentuer un fossé existant entre le monde politique et la population.

 

Messieurs Valls et Macron jouent avec le feu, et ce qui est terrifiant quelque part, sans en prendre conscience. A force de provocations inutiles,  de zigzags, de réformes qui n’en sont pas vraiment,  ils creusent le lit de plus en plus profond de l’extrémisme devenant le seul recours pour une France démoralisée et très en colère face à ce vide d’autorité et de responsabilité.

Ça c’est pour expliquer sur la forme certainement pas le fond.

 

En fait nous assistons durant ce quinquennat à une sorte de fin de cycle. Depuis 30 années les politiques dépensent sans compter, avec l’accord tacite des français bercés par des fausses déclarations d’hommes politiques en quête de reconnaissance et de pouvoir. Nous sommes arrivés presque en bout de course ou nous allons devoir véritablement explorer de nouvelles voies pour nous sortir du marasme non seulement économique mais surtout créatif. Car nos gouvernants miroir de notre société, sont dans un vide et un manque cruel de créativité, ressassant en permanence les vieilles recettes d’antan.

 

De plus en plus de citoyens  se détournent des propositions politiques actuelles car ils voient bien qu’elles ne correspondent plus à la réalité de la mondialisation, que la conscience nationale, au sens large du terme, est rouillée, stagnante dans un état d’inertie de la pensée et de la créativité inquiétant pour l’avenir de notre pays.

 

La responsabilité individuelle comme moteur de la croissance de la société devient une évidence. Par exemple l’écologie n’a plus rien de politique, car elle ne peut être une réalité que par l’action des individus au quotidien et de leur prise de conscience sur la nécessité de respecter leur environnement et se respecter eux-mêmes comme individus. L’écologie, pour être intelligente, est avant tout une écologie de la conscience.


De plus en plus de jeunes ou de moins jeunes voient, qu’effectivement, l’état ne peut pas tout faire et que toutes ces barrières « légales » sont des obstacles à l’épanouissement créatif des individus. Ce que nous appelons l’état providence ne correspond plus au besoin du monde tel que nous le vivons.

Cela ne veut pas dire ne pas soutenir ou aider ceux qui sont dans le besoin, cela veut dire penser différemment, gérer différemment avec un angle de compréhension avec plus d’intelligence créatrice, avec plus d’imagination, de créativité et aussi plus de cœur. Ne pas avoir peur d’expérimenter des solutions pouvant paraitre iconoclaste face aux idéologies existantes. Car le temps des idéologies est dépassé.  La conscience individuelle s’éveillant à de nouvelles réalités, je ne dis pas individualiste qui a une signification plus réductrice, le monde politique semble à court d’idées. Il ne propose plus rien.


Ecoutez les programmes de Sarkozy, Juppé, Montebourg, Valls, Hollande, rien, absolument rien qui nous fasse rêver. Ce ne sont que des incantations datant d’un autre âge, d'une autre ère. D’un Age d’ignorance qui sous la pression et le dynamisme d’un éveil individualisé commence à s’effriter et à montrer sa fin.

 

Mr Macron dans ses discours comme beaucoup d’autres oublie et parle sans percevoir qu’il s’adresse à des êtres humains qui vivent dans un monde en pleine mutation et qu’ils ont déjà des dizaines de longueurs d’avance sur un monde politique en pleine décrépitude. La mondialisation est une réalité qui donne un pouvoir réel aux individus leur permettant de transcender les interdits ou idéologies ne correspondant plus à l’état de conscience en pleine évolution créatrice de la société.C'est de ce constat que des réformes devraient être entreprise.

 

Au-delà des discours d’intention de ceux qui gouvernent, nous voyons bien qu’ils sont coincés dans un système de pensée déconnecté d’avec l’évolution d’un monde qui s’accélère de plus en plus. La France doit changer non pas simplement par des petites réformes économiques ou dites sociétales, un peu comme du saupoudrage, mais bel et bien en profondeur en renouvelant de fond en comble sa façon de comprendre les problèmes. Nous devons admettre que nous nous sommes imposés des limites qu’elles soient manifestées ou non-manifestées. Nous devons accepter que tout soit possible. Acceptons le changement comme étant une chance d’évolution. Ce changement ne peut passer que par l’individu et son épanouissement qui lui à son tour le fera jaillir dans le milieu collectif. Alors seulement de nouvelles politiques seront réalisables, ne pas le comprendre c’est vendre des chimères et être aveugle.

 

Accepter l’évolution de l’individu comme étant le principe de base de tout changement  serait un bon début, car comme le dit le Sage « Bien commencer est à moitié fait ».

 

 

 

 

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© Philippe Chauvancy