Les frondeurs du PS? Les réactionnaires d'un autre âge.

 

 

Alors le gouvernement Valls va demander un vote de confiance prochainement. Il va probablement l’obtenir car voyez-vous ces fameux frondeurs du Parti Socialiste, ceux de la « gauche » du PS ont parlé haut et fort ces derniers mois pour demander un changement de cap de leur Président,  pourtant ils n’ont pas du tout envie mais alors pas du tout de se retrouver au chômage….de retomber dans l’anonymat en quelque sorte. Ce sont les nouveaux réactionnaires chérissant leurs privilèges.

D’ailleurs ils vont voter la confiance car ce sont des « tigres de papier ». Ils viennent sur toutes les chaines de TV,de radios pour nous expliquer qu’ils n’ont pas été élus pour appliquer la politique de François Hollande…Et pourtant ils vont voter la confiance ….Et oui pas vraiment de courage pour aller au bout de leurs convictions. Ils vont nous expliquer avec force d’arguments plus ou moins « bateaux » qu’ils veulent rester à l’Assemblée pour porter sur les décisions du gouvernement Valls qui entre nous n’a strictement rien à faire de ce petit groupe de 30 ou 40 députés vociférant ,menaçant mais finalement ne mettant jamais à exécution leurs menaces de voter contre…..

Ce groupe de « frondeurs » c’est un peu le symbole de cette gauche archaïque qui ne suit pas l’évolution du temps, ne comprend pas que la société se décollectivise et s’individualise à la vitesse  du son. Que l’Etat est devenu responsable de ses actions et ne peut plus rester dans l’opacité et voter dans l’ombre des ors de la République des lois sans avoir à en rendre des comptes.

Que l’une des principales conséquences de la mondialisation est un  pouvoir de décision de plus en plus dévolu au citoyen car celui-ci est informer et capable de comprendre les enjeux.

Que l’homme politique doit, sans en avoir le choix, négocier en permanence avec tous les agents économiques car ce sont eux maintenant qui génèrent et donne la direction à une politique. Les gouvernements face à une civilisation de l’information, ou l’individu est de plus en plus le maitre des décisions les gouvernements doivent d’adapter à cette nouvelle donne.

Prenons quelques exemples simples, si un entrepreneur n’a pas confiance il n’investit pas. Si un ouvrier n’a pas confiance il ne consomme pas quel que soit les lois ou incitations financières votées. Ce n’est plus les politiques qui décident et le troupeau qui est sommé d’obéir. D’où aussi cette désillusion avec l’UE. Bruxelles s’est déconnecté des citoyens avec une bande de joyeux technocrates votant des lois sans même respecter la volonté des citoyens. Les lois sur les OGMs en sont un exemple des plus flagrants.

Enfin On ne relance plus la consommation sur un claquement de doigt ou un vote à l’Assemblée Nationale. L’économie mondialisée veut dire qu’un Total, un Monsanto, un Kellogs, toutes ces multinationales sont les créateurs d’emplois et de richesses. Ce n’est plus l’Etat, qui lui devient juste un instrument au service des citoyens pour s’assurer que ceux-ci  ont libre accès aux richesses créées… mais cela s’arrête là. La relance par la consommation est devenue un leurre sans un accord tacite entre les agents économiques qui détiennent les leviers de croissance et donc de pouvoir, les hommes politiques doivent s’adapter aux changements des règles du jeu. Le monde s’est inversé. C’est l’individu qui a pris les leviers de commande et c’est lui qui fait avancer le collectif, pas l’inverse comme on l’a cru trop longtemps. Les individus ne veulent plus être noyés dans une sorte d’égalitarisme ou tout le monde est parait-il  « pareil ». Le droit à la diversité et à la différence est le moteur de l’économie du 21ème siècle.

Quant à la politique l’offre ? De facto sans confiance elle est impossible et la confiance des agents économiques ne peut s’établir que dans la liberté et la libéralisation du marché économique dans son ensemble. Le rôle de l’Etat n’est plus  celui  d’être un état providence, mais un Etat qui responsabilise les citoyens en les aidants à être autonome dans un système de plus en plus compétitif et sélectif. L’Etat n’est plus là pour distribuer des subsides à fonds perdus. La société a évolué et la liberté d’entreprendre et de jouir du fruit de son travail est devenue un besoin et un droit fondamental du monde moderne.

Une entreprise ce n’est pas une aventure collective de personne diluée dans un ensemble, mais une association d’individualités diverses allant dans le même sens pour une réussite collective, ceci en acceptant  et en respectant la diversité, la sélection et la capacité différente de chacun à réussir dans tel ou tel domaine. Ils y a des personnes plus aptes à diriger que d’autres, c’est une simple réalité.

 

Donc pour toutes ces raisons « en vrac » les frondeurs sont un peu comme les réactionnaires d’en temps. Mélenchon ,le PC agonisant, le PG ,tous sont des réactionnaires car ils n’ont toujours pas compris que l’essence de la mondialisation est surtout une responsabilisation et une autonomie accrue des individus réclamant un Etat amaigri, certes arbitre mais amaigri. Leurs recettes, leurs concepts n’ont plus d’échos car totalement décalés avec la réalité du monde.

Non les citoyens ne veulent pas plus de protection de l’Etat, ils veulent être libres d’entreprendre, de décider, de profiter de leurs créations et richesses. Cela ne veut pas dire la « loi de la jungle » comme semble le penser nos nouveaux « réacs » mais simplement la reconnaissance de la réalité du fonctionnement de la société ou les plus pauvres sont pris en charge mais sans devenir des assistés permanents. Et pour cela il faut accepter de changer, accepter les nouvelles données de la mondialisation  qui touche tous les domaines de la société et pas uniquement l’économie.

 

Alors nos frondeurs résistent car ils aiment cette idée réactionnaire de vivre au-dessus de ses moyens, de ne pas aimer les « riches » (plus de 4000 euros par mois si mes souvenirs sont bons et puis aussi parait-il les pauvres aussi sont moins fréquentables) de dépenser à tour de bras en appliquant des vieilles recettes d’un autre âge. Ils refusent de reconnaitre qu’ils se trompent, ils sont les représentans cette petite  nomenklatura Française qui ne veut surtout pas perdre ses privilèges mais qui surtout à force d’avoir été protégé ne sait plus prendre de risques et souhaite refuser aux autres le droit d’en prendre.

 

 

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© Philippe Chauvancy