nos politiciens n'ont plus de coeur.ils pensent comme l'insee

Ces derniers temps nous entendons beaucoup de théories économiques plus ou moins justes, plus ou moins fumeuses,nous sommes abreuvés de prévisons catastrophiques mais aussi et surtout, le monde politique constate que la confiance des français a disparu. Et si ce n'était pas uniquement à cause de statistiques économiques?

 

A écouter attentivement tous nos politiciens et dirigeants et les commentaires s’en suivant, il apparait qu’un lien de confiance avec les citoyens s’est distendu, sinon purement et simplement brisé.

Pourquoi ne croyons-nous plus tout ce qui nous est raconté, disséqué par les médias, enveloppé avec de belle envolées  par des hommes politiques devenus spécialistes de la communication de l’instantanée …il semble qu’il manque quelque chose de plus profond, de plus honnête dans leurs efforts de faire passer différents messages.

 

A y réfléchir de plus près, on dirait bien que tous ces hommes publics ont perdu une connexion importante avec leurs concitoyens parce qu’avec eux-mêmes ils ont perdu cette forme d’innocence et de sincérité qui pouvaient fut un temps faire rêver une nation pour aller tous ensemble vers une vision commune de progrès et d’évolution.

 

Nos hommes publics ont perdu une notion qui pourtant pourrait paraitre très simple, ils ne parlent plus avec leur cœur. Ils s’adressent à nous comme si nous étions simplement des données statistiques, des vaches à lait justes bonnes à payer des impôts ou accepter sans broncher des réformes terriblement technocratiques. Ils ne prennent plus en compte dans leurs discours cette valeur du cœur qui s’adressent directement à l’essence de que tout être humain peut ressentir et partager, pas uniquement avec ses proches, mais aussi au sens plus large avec toute une communauté.

Les sondages à longueur de journée montrent la déchéance annoncée de nombreux politiques au gré des informations qui s’égrènent dans les médias. Mais même si, et c’est normal, nous pouvons intellectuellement apprécier et juger de l’incompétence  ou à fortiori de la compétence de tel ou tel politiciens, il n’empêche que les discours sont devenus totalement déconnecté de la passion et de l’émotion nécessaires à emmener un pays vers une destinée commune.

Sarkozy en 2007 avait réussi à peu près à faire passer un message d’espoir, non pas vraiment sur un programme chiffré, car nous le savons personne ne lit les programmes de candidats à la présidentielle, mais bel et bien parce qu’il avait réussi à faire espérer et rêver un bon nombre de français. Il s’était adressé à nous avec son cœur et ses tripes, et nous avons été séduits dans notre grande majorité.

 

Prenons maintenant Mr Hollande qui est au plus bas dans toutes les enquêtes d’opinion. Pourquoi est-ce si brutal ? Certes nous avons tous des doutes sur sa compétence et celles de ses ministres, mais ce n’est pas uniquement cela. Comme beaucoup de responsables politiques, nous ne sentons plus aucune empathie pour comprendre les problèmes de la population française. Nous sommes abreuvés de statistiques, de chiffres, et chaque parti politique se fait fort de les interpréter à sa façon, mais où est le bonheur et le bien-être des français dans ces discours ? Ou est cette empathie, cette compassion que devraient avoir des responsables dignes de ce nom ? Ils semblent devenus incapables de nous faire rêver, ils semblent s’adresser à nous uniquement avec leur cervelle bien faite oubliant que sans une part de cœur et d’ouverture aux autres rien ne sera durable ou accepter par ceux « d’en bas ».

 

Quand un responsable dit qu’il n’aime pas les riches, c’est son droit. Quand un autre dit qu’il n’aime pas les gens de droite c’est son droit. Si quelqu’un n’aime pas les musulmans, les juifs ou les cathos c’est aussi son droit. Mais dans la bouche d’un responsable politique, c’est irresponsable, car son rôle est de créer la cohésion du patchwork social, de l’intégrité culturelle et sociologique de la Nation.

Ne pas aimer quelqu’un ou une catégorie sociale c’est un droit certes, mais c’est prendre aussi le risque de monter une catégorie de population l’une contre l’autre en oubliant la responsabilité ultime de ne pas être aimer, je dis bien aimer, ou respecter à son tour. C’est beaucoup plus grave pour un leader politique car il doit être irréprochable dans sa mission de mener toute une nation vers un but commun, respectant la diversité, mais n’oubliant personne dans le chemin à parcourir, qu’il soit riche ou pauvre, noir, jaune ou blancs, catho, juifs ou musulman.

Alors que vont nous proposer tous ces futurs candidats à la présidentielle qui se mettent en ordre de marche 30 mois avant l’échéance ?

Vont-ils enfin respecter les citoyens ? S’adresser à eux comme des partenaires ? Savoir nous parler en quelque sorte d’homme à homme sans essayer de nous faire croire que forcément leur programme économique est le meilleur ? Si ces trente dernières années ceux-ci avaient fonctionnés nous le saurions déjà, le problème est qu’ils n’ont pas su s’adresser à nous pour gagner notre confiance, nous pourrions dire notre foi en leur habileté à amener plus de bonheur dans les familles de ce pays.

 

Nous avons besoin de rêver quelque part et oui n’ayant pas peu de le dire de se sentir aimer par ceux qui nous gouvernent. Alors oui du « rationnel » pour redresser les comptes du pays mais si vous n’y ajoutez pas un peu de vous –mêmes et de votre cœur, la France ne vous suivra pas car au fond d’elle-même elle sera incapable de faire confiance à des dirigeants simplement récitant de longues litanies de l’INSEE.

Je pense qu’à l’heure actuelle, quelque part dans notre grande majorité, nous nous foutons des statistiques de l’Insee, nous souhaitons simplement des dirigeants en empathie avec nous, nous voulons qu’ils soient honnêtes et montrent l’exemple par des comportements dignes. En bref qu’ils nous respectent et fassent preuve d'humanisme, d'humanité, c'est leur job.

 

 

 

 

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© Philippe Chauvancy