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lE CHOMAGE EST-IL UNE FATALITe?

 

Les chiffres du chomage ne cessent d'augmenter inexorablement malgré les potions de plus en plus indigestes administrées par nos dirigeants. Cela ne sert pas à grand chose de souligner l'irresponsabilité du Président actuel particulièrement ses déclarations surréalistes sur "l'inversion de la courbe" car à sa décharge cela fait quasiment 30 ans que cette courbe ne baisse pas.

 

Essayons de comprendre pourquoi aucun gouvernement n'a véritablement réussi faire baisser ce niveau de chomage si élevé.

 

Par exemple , posons nous cette question, et si ce n'était pas uniquement une question économique, de subventions, d'emplois aidés, de libéralisation à outrance?

 

Si notre difficulté à appréhender ce phénomène était  fondamentalement culturel? Je veux dire qu'il faudrait peut être revoir notre compréhension de la valeur du travail qui ne doit pas uniquement être vu en terme de pouvoir d'achat mais aussi d'épanouissement invividuel et de développement d'une meilleure connaissance de ce que nous sommes en tant qu'être humain parti prenante d'une communauté. Peut être devrions mieux expliquer dès le plus jeune âge que le  travail n'est  pas une punition ,un mal nécessaire avec lequel il faut bien vivre, mais un moyen d'accomplissement pour chacun?

 

Je suis étonné souvent en regardant les actualités ou en lisant les journaux de voir des ados parler de retraite à l'age de 15, 18 ou 2O ans. De mémoire à leur age mes amis et moi-même nous voulions "conquérir" le monde et la retraite faisait partie d'un projet lointain ,d'une autre vie. Comment se fait il que la priorité de nos enfants dans leur grande majorité soit , si jeune, de penser à leur retraite avant même d'avoir accompli un minimum? Ou est passé le gout du risque? L'envie de découvrir ce que le monde peut offrir?

 

Regardons aussi ce désir de si nombreux jeunes sortant d'université, d'être fonctionnaire pour la sécurité de l'emploi.... Aucun gout du risque ,aucune soif d'aventure, car oui grandir socialement est une aventure positive pour l'épanouissement de chacun et par ricochet pour le développement des autres.D'ailleurs ceux qui veulent "réussir" quittent la France ....ça en dit long sur la capacité de notre pays à retenir ses talents.

 

N'avons nous pas oublié d'inculquer à nos enfants que "l'égalité" n'était pas l'égalitarisme ? L'égalité c'est celle  des droits et des devoirs, ce n'est pas l'égalitarisme qui nie les différences inhérentes à la condition humaine et refuse le droit à la différence dans l'égalité des droits et des devoirs. Il est normal de vouloir plus comme il est normal de partager avec celui qui a moins . Cela ne veut pas dire que tout doit être niveller vers le bas de façon autoritaire et unilatérale.

 

J'ai vécu aux Etats-Unis pendant 15 ans ,j'ai 2 enfants élevés aux USA et 2 qui ont suivi l'éducation à la Française, et quelle différence! J'ai pu comparer chaque jour ! Outre atlantique le gout de l'effort est donné dès le plus jeune age dans un esprit de compétition sain et épanouissant. Les plus forts sont éduqués à respecter et à partager avec les moins favorisés socialement ou intellectuellement. La promotion sociale , gagner de l'argent est un outil pour faire avancer la société dans son ensemble. Créer une entreprise est un moyen d'affirmer son indépendance et de développer sa créativité. Certes tout n'est pas parfait mais clairement les enfants américains semblent mieux préparés pour développer leur créativité et s'engager dans l'aventure sociale.

En France, c'est tout simplement l'opposé ,car toute différence est vue comme une "sélection"anti sociale et "anti égalistariste".L'éducation devient plus idéologique et rétrograde, un peu passeiste.C'est une évidence triste. Une fois encore le concept d'égalité a été détourné idéologiquement pour un concept d'égalitarisme désuet.

 

Alors peut être que si nous expliquionsà  nos enfants  qu'un emploi ,qu'un métier sont un tremplin pour aller plus haut non pas uniquement économiquement parlant mais aussi  un moyen d'épanouissement pour vivre  d'une façon indépendante et que cette indépendance sociale ou financière permet d'aider encore plus nos semblables?

N'avons nous pas oublier que le fondement même du capitalisme qui ne devrait pas être le "piston" ,le bonus automatique même lorsque l'on a perdu des millions, le copinage , papa et maman qui connaissent "quelqu'un de haut placé etc....mais la méritocratie! le capitalisme c'est réussir par son travail ,son courage,sa culture... Réussir dans notre société ne devrait pas être  grace" à qui tu connais" mais grace à ce que tu es capable de réaliser. La nature du véritable capitalisme c'est la croissance économique , sociale ,culturelle, voir spirituelle dans l'égalité des droits et des devoirs.

 

Donc le chomage? En France nous avons cette peur de laisser la bride à la liberté d'entreprendre car le népotisme , les blocages idéologiques, le manque de vision des politiques dominent le fonctionnement de la société. Nous sommes devenus une société de castes. Chacun voulant défendre son pré carré ,ses privilèges. La République est une monarchie républicaine ou le mérite n'est plus récompensé à sa juste valeur.

La liberté d'entreprendre ne peut fonctionner que s'il existe une révolution culturelle. Nous devons apprendre ou réapprendre que le risque zéro n'existe pas, que l'état  n'est pas "papa ou maman" que les réglementations nécessaires à un certain niveaux deviennent étouffantes si toutes puissantes. Demander aux français de travailler plus a du sens si les modes de fonctionnement de l'état montrent l'exemple mais aussi les entreprises qui souvent embauchent des "copains"  ou des jeunes diplomés sortant des mêmes grandes écoles, formant ainsi des castes ou réseaux de copinage au sein des entreprises.Il faut montrer aux Français que la méritocratie n'est pas un vain mot et n'est pas réservé à ceux qui ont le privilège de connaitre "quelqu'un""!Le rôle de l'état tout en protégeant les plus faibles doit savoir libérer aussi les énergies par l'exemplarité ,la créativité et l'acceptation du risque et de l'échec possible. Echouer n'est pas une tare ,cela fait parti du chemin de vie individuel ou collectif.

 

 

Alors surement le chomage disparaitra en rétablissant la confiance, le gout du risque.Lorsque l'état, les syndicats, les corporatismes,les entreprises auront compris que cela ne s'achète pas à coup de subventions et d'emplois aidés ou de "pistons" alors peut être que nous arriverons enfin à rétablir la confiance dans ce que nous appellons le "modèle social" français qui est devenu tout sauf un modèle!

 

Pour conclure ce petit billet du jour, n'oublions pas que fondamentalement, nous avons les dirigeants que nous méritons. Ils sont le reflet de notre conscience collective. Ils sont notre miroir. Ne l'oublions pas car chercher la solution à nos errements  uniquement chez nos dirigeants, en s'apitoyant sur notre sort est une façon trop facile de s'exempter de nos responsabilités.Commençons par changer nous-mêmes , la classe politique suivra par la pression inexorable de notre volonté de changement, de véritable changements pas de poudre aux yeux jetés au cours de campagnes électorales justes faites pour satisfaire les égos.

 

 

 

 

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Commentaires

  • Jo Cohen (jeudi, 29. mai 2014 15:00)

    Voila des années que je dis que le chômage est un problème individuel et collectif de créativité qu'il faut adresser avec les techniques qui marchent car le stress est l'antidote de la créativité.
    Aujourd'hui, le problème est si grave que les experts baissent les bras et invitent les chômeurs à ne compter que seur eux mêmes.
    http://management-vedique.com/chomeurs-apprenez-a-vous-debrouiller-seuls/

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© Philippe Chauvancy