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L'interview de Mr hollande?soyons modérés...

Alors tachons d’être un peu plus ouvert et généreux dans la critique sur la prestation du Président de la République  sur nos antennes télévisées en ce jour de Fête Nationale.

Au niveau de la forme, il est resté égal à lui-même. C’est indéniable, il n’est pas un bon orateur, ne finit pas ses phrases, a du mal à finir les mots et quand il est lancé dans une démonstration dites d’explication, n’a pas cette intuition qu’il est temps de passer à un autre sujet. Il insiste lourdement avant de s’embourber dans des commentaires plus ou moins sans importance. Enfin nul n’est parfait, au moins il essaie d’être convaincant, on ne peut pas lui reprocher de vendre son bilan désastreux.

 

C’est lui, c’est François Hollande, sa marque de fabrique, on ne le changera pas.

 

Sur le fond. Alors bien sûr la Grèce revient sur le tapis. Curieusement il paraissait plutôt sur la défensive. Peut-être a-t-il déjà remarqué que les commentateurs politiques commençaient à discuter  et remettre en question très sérieusement le bienfondé de l’accord bruxellois.

Effectivement, en regardant dans le détail les conditions imposées à la Grèce pour rester dans la zone euro sont tellement draconiennes qu’on peut légitimement se poser la question de savoir pourquoi  Tsipras s’est laissé embarquer dans cette aventure.

Nous pouvons entendre d’Athènes le peuple grec se révolter contre des mesures aussi dures. C’est vrai la Grèce a triché, truqué peut être  volé l’UE pendant des années, mais même un escroc à « la santé » a le droit à un quignon de pain. Ici cet accord voulu par Hollande n’accorde même pas aux grecs un minimum pour vivre décemment. Le totem sacré de Hollande, à savoir l’euro, risque bien de déclencher une conflagration sociale en Grèce et avoir les résultats opposés à ceux escomptés par notre gouvernement. Une révolte sociale pourrait avoir des conséquences bien plus grave pour l’euro . Hollande voulait que l’Allemagne le soutienne dans sa démarche. Elle l’a fait, certes mais en imposant l’ordre austère de la rigueur en montrant ses muscles économiques que nous n’avons pas. La ligne allemande a triomphé. La Grèce est à genoux parce que Monsieur Hollande n’a pas de vision politique au-delà de 2017.Merkel a mené la danse. Elle aurait dit à Sarkozy qu’elle « se sentait bien seule en Europe….. »mais ce n'est surement qu'un ragot.....

 

De plus en écoutant BFM et autres chaines d’information, les langues se délient, les commentateurs après le coup de l’émotion passée voient bien que « quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ! »Rien n’est joué, et Tsipras la gueule de bois passée pourrait bien subir les conséquences de la colère d’un peuple révolté par tant de contraintes.

C’est vrai ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts nos amis grecs, mais de là à les sacrifier sur l’autel de l’euro de cette façon-là il y a une marge. La France et son Président ont pris le risque d’être montré du doigt très vite si la Grèce se révolte perdant ainsi le peu d’influence qu’il lui reste.

Parlons des questions de politiques intérieures, quoi dire ? Sinon après avoir écouté  cette litanie d’auto satisfaction sur ces réformes de progrès votées ces 3 dernières années. La loi Macron citée en exemple qui va créer des milliers d’emplois en libéralisant le marché des autocars, mesure phare de cette loi….La loi sur les retraites de Madame Touraine dont on nous annonce déjà qu’elle ne sera pas suffisante alors que tout devait être réglé pour des siècles et des siècles…. Le compte de pénibilité pour les entreprises qui maintenant sont absolument certaines de ne pas embaucher pour éviter des casse têtes administratifs sans fin…La réforme de Madame Taubira pour vider les prisons plus vite et prochainement elle le promet une réforme sur la délinquance des mineurs. Elle le dit, si cette loi ne vient pas sur le tapis elle quittera ce gouvernement. Et puis la réforme de l’éducation nationale, gérée par une Ministre  un peu verte réussissant ce tour de force et faisant sortir  l’Académie française de sa torpeur et être vent debout contre cette réforme.

Faut-il en rajouter ?

 

Ah oui, nous pouvons en rajouter ! N’oublions pas le pacte de responsabilité, le CICE, la boite à outils, toutes ces lois qui ont engendré tellement de croissance….

 

Les déficits eux  explosent, tous les déficits malgré les augmentations d’impôts massives et les promesses d’économie gouvernementale. D’ailleurs, ceci est bien la preuve que ces économies depuis 2012 n’étaient effectivement  que des jeux d’écritures comptables pour cacher les dérives dépensières d’un gouvernement aux abois.

Voilà la réalité.

 

Alors la  « droite » ferait-elle mieux ? Probablement car on ne peut pas faire pire. Mais rien ne le prouve. Attendons de voir les propositions de chacun. Il est facile d’être dans l’opposition. Il va bientôt être temps de sortir de la critique pour proposer une alternative crédible. Il serait trop facile de se laisser porter vers une victoire possible uniquement en se laissant surfer sur le rejet de la médiocrité.

 

Les français attendent beaucoup plus que des rodomontades. Nous attendons plus d’engagement et de créativité de nos politiques. Les recettes inefficaces vieilles de 30 ans, nous avons déjà donné.

 

 

Merci de passer à autre chose.

 

 

 

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© Philippe Chauvancy