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L'accord grec? Une défaite historique de la France

 

 

Partout on peut lire qu’Hollande aurait gagné une grande victoire en évitant la sortie de la Grèce de l’euro.

Tout d’abord il faut être très prudent sur cette analyse car la solution pour renforcer la cohésion de l’Europe  ,dont une fois de plus l’Europe a eu peur car c’était sauter parait-il dans l’inconnu, aurait été probablement une sortie provisoire de ce pays de la zone euro lui permettant ainsi de se restructurer non pas seulement au niveau économique mais surtout et avant tout pour reconstruire un état de droit en pleine déliquescence et une administration toujours incapable de faire respecter le minimum dans un état  moderne, à savoir la récolte des impôts !

Monsieur Hollande ne voulait pas d’une « grexit », car parait-il cela allait faire reculer l’Europe. Mais 10 autres pays eux pensaient que cela aurait été une bonne chose. Si l’Allemagne, la Hollande, l’Autriche et d’autres pensaient qu’une sortie de la Grèce était positives, pourquoi la France quasiment toute seule pensait elle le contraire ? Nos partenaires seraient-ils tous stupides ?

 

Monsieur Hollande après des semaines de négociations crie victoire car il a réussi à être ce fameux trait d’union entre la Grèce et le reste de l’Europe. Mais pour satisfaire son petit numéro à des fins de politique intérieure, il a tout simplement mis un couteau sous la gorge à Tsipras qui aujourd’hui doit avaler des couleuvres encore plus grosses qu’il y a 8 jours.

Cet accord est violent pour la Grèce et les grecs. Hollande pour pouvoir afficher son sourire satisfait a cédé à toutes les demandes des pays du nord. Toutes les contraintes sont encore plus contraignantes, et Monsieur Tsipras grâce à Monsieur Hollande se retrouve mis sous tutelle par l’Europe mais surtout pas l’Allemagne qui impose ses conditions.

La France a en fait cédé sur tous les fronts pour arracher un accord dont le Président français veut pouvoir se vanter auprès des citoyens français. Cet accord est une catastrophe pour la Grèce et pour l’Europe.

Pour l’Europe car c’était une occasion unique de remettre les pendules à l’heure, de réformer l’UE qui n’en finit plus d’aller de crise en crise, détournant les électeurs écœurés ou déroutés par tant d’incohérence.

Il aurait fallu écouté l’Allemagne en permettant un « grexit » temporaire qui était un bon compromis donnant aux grecs une chance de se réformer, car sortir de l’euro ne voulait pas dire sortir de l’UE. L’Europe aurait pu utiliser ce temps pour revoir ses structures .Réformer ses méthodes de gouvernement, être plus transparente et en phase avec les citoyens.

Et qu’avons-nous vu ? Aucunes explications, rien le néant. On nous annonce que l’Europe va devoir injecter 85 milliards d’euros supplémentaires  pour que la Grèce ai simplement le droit de rester dans la monnaie unique. C’est tout. Nous n’avons pas le choix, Monsieur Hollande pense que l’Europe aurait été en perdition en rejetant la Grèce. Alors il a été à genoux prié Madame Merkel de le soutenir pour ne pas rentrer bredouille à Paris, la parole de la France étant déjà tellement affaiblie qu’il ne pouvait se le permettre.

La Grèce se retrouve sous tutelle de tous ses créanciers. Humiliation suprême voici la troïka de retour pour contrôler les faits et gestes de ce gouvernement.

Car rappelons-le. Le gouvernement de Monsieur Tsipras est dans son essence, ses gènes, d’extrême gauche. Sa conception de l’état et de son fonctionnement c’est le « centralisme démocratique ». Et grâce à son ami Hollande, voici la Grèce humiliée perdant toute idée d’indépendance. Elle est acculée et résignée à obéir à l’Allemagne et ses alliés. Le réveil pourrait être très brutal pour toute l’Europe d’ici quelques mois.

Il y aura un jour ou la Grèce va décidé de retrouver sa dignité et son indépendance quitte  à être encore plus démunie.

 

Cet accord suscitée par Hollande est un mauvais accord pour nous tous. Le Président dans sa manie de synthèse montre encore une fois son manque de courage. Il ne sait pas trancher, ni décider. Hollande est dans la roue de Merkel, incapable de mener le peloton.

 

 

 

Il est tout simplement incapable de générer toute idée de changement ou d’innovation.

 

 

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© Philippe Chauvancy