Hollande et le Parti Socialiste sont des ultra-libéraux

Nous avons vu hier les professions libérales dans la rue, particulièrement les pharmaciens. Ces professions dites protégées protestent contre le projet de loi gouvernemental souhaitant entre autres déréglementer le « marché du médicament » pour parait-il rendre du pouvoir d’achat aux Français.

Ce qui a mis le feu aux poudres concernant les pharmaciens vient d’une réforme qui pourrait ouvrir le capital des pharmacies aux fonds de pension.

 

Et là c’est assez extraordinaire comme l’histoire une fois de plus semble se répéter. Rappelez –vous, ceux qui ont déréglementé les marchés financiers au début des années 1990, ce furent les socialistes avec Pierre Bérégovoy. Ils firent ce que la Droite n’avais jamais pu ou oser faire, ouvrir la France à la finance internationale.

 

Et bien les Socialistes vont tenter de faire la même chose avec la pharmacie. Cela s’appelle de l’ultra libéralisme, car une fois encore, jamais la « droite » n’oserait ou même songerait à ouvrir le « marché de la santé » aux prédateurs financiers. En permettant cette ouverture, vous pouvez être sûr que très rapidement les pharmacies peu ou pas assez rentables seront vite liquidées, ou alors nous pourrions voir apparaitre des supermarchés du médicament un peu partout sauf dans les zones rurales, peu rentables.

 

Ce qui es à souligner n’est pas de savoir si cette idée est bonne ou pas, mais de bien en comprendre les conséquences. Tous nos politiciens qui nous rabâchent les oreilles avec notre modèle social depuis des années, signeront tout simplement son arrêt de mort car le médicament deviendra une denrée de marché, sujette donc aux aléas du marché et la fin d’une idée de la santé accessible à tous.

 

Ce sont donc des socialistes qui le proposent, sans sourciller pour parait-il nous rendre du pouvoir d’achat ce qui est tout simplement une plaisanterie digne de Montebourg qui visiblement est plus à l’aise dans un prétoire médiatique que dans l’arène économique.

Au-delà d’une ouverture à la concurrence qui après tout pourquoi pas peut-être souhaitable, c’est tout simplement une avancée supplémentaire vers une économie à l’Anglo-Saxonne. L’offre, la demande, la compétition, moins de services à la personne, plus de profits, donc l’annihilation à petit feu du modèle français.

 

Remarquez-vous aussi depuis quelques semaines le silence assourdissant des syndicalistes français concernant ce sujet ? Ou sont FO, CGT, CFDT et consorts ? Que disent Berger, Mailly ? Ceux qui sont dans la rue étant qualifiés de « droite » on préfère les éviter…Ce qui est une erreur vue dans un angle de « gauche » mais surtout à un niveau national, car ceux qui sont dans la rue protestent pour le maintien d’un système de service public même si on les nomme « professions libérales ».

Idéologiquement nos syndicats se taisent car tous ces manifestants sont de l’autre bord ! Ce qui montre une fois de plus la défense purement catégoriel de la part de nos syndicats, ceux-ci laissent Mr Macron avec la bénédiction des ultralibéraux « socialistes » entreprendre cette grande offensive ultra libérale en vue de faire du médicament un autre produit hautement « capitaliste ».

 

Pour ou contre peu importe, ce sont des socialistes, non plus sociaux-libéraux mais ultra sociaux libéraux qui sont à la manœuvre. N.Sarkozy ne le ferait pas, non plus Bayrou, peut-être Fillon, même pas sûr !

 

La France va petit à petit vers une économie ultra libérale avec la bénédiction de Parti Socialiste, des syndicats …Restent ces pauvres frondeurs qui avalent des couleuvres à longueur de journées …

Pourtant il y a un problème. Comme toutes les réformettes de ce gouvernement celui-ci n’osera pas aller jusqu’au bout. Après des semaines de protestations, de compromis, de marche arrière, de marche avant,  ces allez - retours sont la marque  du Hollandisme, la montagne accouchera d’une souris et notre pays persistera sur le chemin des déficits. Hollande ne sait pas trancher, nous le savons et toutes ses réformes sont le reflet de sa personnalité, tout est toujours fait à moitié, car il ne veut pas mécontenter « la gauche » et ne veut pas mécontenter les Français de façon générale.

 

Il manque tout simplement de colonne vertébrale, et envoyer des « Rafales » bombarder des Djihadistes ne rend pas plus crédible pour autant.

Prenez date, la réforme des professions libérales ne se fera qu’au rabais, comme fut celle des retraites qui devait nous sauver jusqu’en l’an 3000 et qui est déjà caduque. C’est comme si ceux qui nous gouvernent n’arrivent  pas à prendre le pouls du pays et à vraiment sentir ce que les citoyens désirent. C’est une véritable déconnexion avec la société française et une  incompréhension inquiétante son tissu social, surtout pour des « socialistes » !

 

 

Alors Prochaine cible ? 3000 milliards d’euros de dettes d’ici quoi 20 ans ?

 

 

 

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© Philippe Chauvancy