Autobiographie d'un broker devenu apprenti yogi
Autobiographie d'un broker devenu apprenti yogi 

Dieu n'est pas un intermittent

 

La conscience est totalement réalisée quand le cœur prend la dimension de sa vérité. Il ne peut exister de véritable intégration de la conscience cosmique sans avoir ouvert cet espace totalement à la réalité objective et subjective de la vie.

Le cœur, c’est tout d’abord un instrument qui nous permet d’avoir une existence relative. Cependant, à l’intérieur de celui-ci, il existe un espace de conscience infini. Il n’y a pas de limite. C’est un lieu d’infini, d’illimité. Cet espace se développe avec le temps et la pratique de la Méditation Transcendantale.

Le cœur, c’est le siège de l’Amour, de la compassion éternelle.

Nous ne percevons pas sa valeur infinie pour de multiples raisons. Notre ego, notre rigidité, notre intellect totalement déconnecté de sa valeur cosmique, tout cela ne nous permet pas d’apprécier cette valeur du Silence et d’invincibilité, car ce silence est l’expression de notre éternité indestructible.

Connaissant cette valeur du cœur, flirtant avec elle, la conscience devenant consciente d’elle-même, réalise la vie infinie. Cela veut dire une relation totalement intégrée avec l’essence divine, sans séparation, c’est un espace ouvert, sans aucune limitation.

Tout est perçu avec les yeux du cœur. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de place pour le passé ou le futur, même le présent. Toute notre histoire a disparu pour faire place à la réalité de la vérité éternelle. Tout ce qui paraissait être notre fardeau du passé, l’inconnu du futur qui nous angoisse tant, ce Présent que nous ne semblons pas maitriser, tous ces concepts sont broyés dans l'espace du cœur et son infinie mansuétude.

En fait connaître cette expansion du cœur, c’est connaître Dieu. Il est possible de vivre en permanence cette réalité, de comprendre que Dieu n’est pas et n’a jamais été un intermittent. Il est toujours Présent ici et là. Que sa place est dans les cœurs. Dieu n’est pas dans le monde des croyances, il n’est pas une croyance, il est une réalité. Il se déplace dans l’espace de l’Amour, là dans le Cœur des choses. Nous devenons alors conscients d’être son réceptacle. Nous ne pensons plus, nous ne tergiversons plus parce que nous connaissons enfin que le Cœur n’a pas besoin d’intermédiaire pour s’exprimer. Que pour Aimer, il n’est pas nécessaire de raisonner, qu’il est inutile de justifier l’Amour.

Parce que l’Amour est Un. Il s’étend à l’infini. Il n’a pas de commencement, il n’a pas de fin. Il n’est jamais né, il n’est jamais mort, il est indivisible. L’Amour ne se négocie pas. Connaitre cette réalité, c’est pouvoir marcher la tête haute, flâner dans le flot de la vie, apprécier tout ce qui est beau, tout ce qui est moins beau, car finalement en vérité tout est éternellement divinement beau.

L’Amour, c’est connaître le Silence de l’éternité, c’est pouvoir la touchée, la palpée. C’est voir le monde dans son infinie flexibilité, on pourrait dire élasticité. Les yeux du cœur peuvent découvrir la vérité cosmique dans sa dimension éternelle, pour revenir à son point d’ancrage, notre conscience.

Aussi, l’action accomplie avec le cœur n’a plus rien de définitif, car elle est intrinsèquement éternelle parce qu’ouverte à la vie. L’action est devenue infiniment flexible. Elle ne connaît pas la négation, elle ignore la négativité parce que cela est devenu tout simplement impossible, car chacune de nos actions est réalisée dans l’essence pure de la connaissance du divin. L’activité est initiée sur la base de sa propre réalité éternelle. Elle est auto suffisante, auto gérée, elle est sans fluctuation, sans aucune aspérité qui pourrait venir obscurcir son but qui est d’accomplir une seule et unique réalité à savoir l’infinie éternité du moment.

Un moment n’est pas le Présent. Un moment est juste un instantané de vie pris en flagrant délit de réalité cosmique. Le moment est appréhendé par le cœur qui en fait une impulsion de vie d’éternité, de joie totale. L’espace s’ouvre dans chaque moment. Et chaque moment est une pulsion éternelle émise dans l’espace du cœur qui s’étend à l’infini et ne peut plus en aucun cas se perdre dans les méandres du passé, futur ou présent.

Le Cœur témoigne de tout. Il est la source de tout. Il est le réceptacle de tout ce qui est et sera. Il est en deçà, en dehors, en dedans. Il est la réalisation de la constitution de l’univers.

Il n’y a pas de conscience intermittente. La conscience intermittente veut dire simplement une vie vécue dans l’ignorance et la souffrance. C’est ignoré les mécanismes de la vie fonctionnant dans la réalité holistique de la création. Les soubresauts de la vie sont les conséquences de croire que le divin est un visiteur intermittent d’un spectacle qui aurait un début et une fin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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© Philippe Chauvancy